Avant-propos

 

 

Pourquoi un colloque européen sur le handicap ?

 

 

 

Nicole HELSLY

Présidente du Comité Européen International Salonais

Vice Présidence du Mouvement Européen Provence

 

 

Gisèle Arretti, Présidente de la Fédération Départementale de l’ADMR

Marcel Pointet, Président de Sésame Autisme PACA

Et moi-même

Remercions toutes les personnes qui d’une façon ou d’une autre ont fait que ce colloque ait pu avoir lieu et particulièrement les personnalités qui ont accepté spontanément d’apporter leur professionnalisme et leur expérience. Merci au Conseil Général, sans lequel nous n’aurions pas pu mener ce projet à bien, à la Mutualité Régionale et à la Caisse d’Epargne.

 

Comme vous le savez, chaque année, le Conseil de l’Europe propose un thème entériné par la Commission et le Conseil Européen.

Le CEIS, antenne Salonaise du Mouvement Européen Provence essaie de remplir au mieux sa mission d’information en organisant une manifestation sur le thème demandé.

En fait lorsque nous avons appris en décembre 2001, que 2003 serait l’année européenne des personnes handicapées, nous ne savions pas très bien comment aborder un sujet tellement important, complexe et délicat.

Et c’est à Pierre Gouze, à la fois membre actif de l’ADMR et du Mouvement Européen, que nous devons le colloque d’aujourd’hui et ce travail depuis plus d’un an en partenariat avec l’ADMR, Sésame Autisme, la Route du Sel et la Bourguette.

Ce travail est à l’origine du SAAMSAD, projet innovant dont vous aurez la primeur cet après-midi.

 

L’Europe est arrivée à ce choix après un long processus.

Souvenons nous :

1975 : première déclaration des Nations Unies,

1981 : première année internationale des personnes handicapées,

1996 : introduction dans l’article 13 du Traité d’Amsterdam d’une clause de non discrimination du fait du handicap dans tous les secteurs de la vie,

Mars 2002 : déclaration de Madrid que nous avons réussi à nous procurer afin que vous en ayez tous connaissance et que vous avez trouvée dans le dossier.

 

Ce contexte européen et historique tombe à point nommé pour notre pays puisque une révision de la loi de 1975 est en cours, que cette réforme doit être finalisée cette année selon les vœux du Président de la République ; le moment est donc très favorable au changement de perception du handicap.

2003 ne pourra pas résoudre tous les problèmes, mais va contribuer de façon certaine à ce que plus personne en France et en Europe ne regarde les personnes souffrant d’un handicap de la même façon et que selon le texte fondamental de la déclaration de Madrid « rien ne soit fait pour les personnes handicapées sans les personnes handicapées »

Et c’est la conviction très forte de Jean-Luc Simon, Président du Comité Français de Coordination de l’Année Européenne des Personnes Handicapées, lui même en mobilité réduite à la suite d’un accident, qui nous a fait l’honneur de venir de Paris pour la conférence de presse organisée à Marseille en septembre, qui nous a appris que, si ce colloque avait reçu le label officiel et le parrainage du ministre Jean-François Mattéi, alors que sur 700 manifestations en France seulement 200 avaient été retenues, c’était pour la qualité des thèmes abordés, la qualité des intervenants et le fait d’avoir souscrit à la volonté de l’Europe d’échanger expérience et savoir faire avec d’autres pays.

 

Je terminerai en remerciant le Professeur David Goode (USA), le Docteur Romano (Italie), Monsieur Pèlach I Bussom (Espagne), d’avoir choisi d’être aujourd’hui à Salon de Provence.

 

Nous espérons de tout cœur que ce colloque apportera sa contribution à semer les graines du changement qui porteront leurs fruits dans les années à venir et nous aidera à porter définitivement un autre regard sur le handicap.

 

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